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Le sport est de retour au Stade de France, près de trois mois après les attentats

Pour ce premier match depuis les attaques de novembre, la sécurité va être renforcée. C'est aussi le premier match de Guy Novès à la tête du XV de France.

Louis Dabir

Louis Dabir

Samedi soir, le match entre la France et l'Italie est une première à bien des égards. C'est le match d'après le fiasco de la Coupe du monde où les Bleus ont déçu, bien au-delà de la défaite en quart de finale face au futur vainqueur néo-zélandais. C'est également le premier match du nouveau sélectionneur Guy Novès, vecteur d'espoirs et d'envie pressante de voir ce que donne son XV de France.

Et c'est, enfin, la première manifestation sportive qui se déroule dans l'enceinte de Saint-Denis depuis les attaques du 13 novembre. Ce jour-là, trois kamikazes ont fait sauter leurs ceintures d'explosifs à l'extérieur du stade, pendant la rencontre France-Allemagne, tuant une personne.

En plein état d'urgence, il est logique que les mesures de sécurité soient renforcées pour la réception du XV italien. Sans parler de l'Euro qui débute en juin. Le 29 janvier, la Fédération française de rugby avait déjà rappelé, via un communiqué, les mesures mises en place pour la réception de la bande à Sergio Parisse. « En raison du niveau actuel de la menace terroriste et des mesures préventives de sécurité en vigueur, des contrôles de sûreté très stricts des spectateurs et autres personnes se rendant au Stade de France seront opérés lors des rencontres du Tournoi des 6 Nations 2016. La FFR invite donc l'ensemble des supporteurs à se présenter tôt au stade, dont les portes ouvriront deux heures avant le coup d'envoi ».

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« J'ai adopté le dispositif que j'avais mis en place pour le match France-Allemagne de cet automne », nous a expliqué Laurent Simonin, commissaire divisionnaire chargé de piloter toute la sécurité autour du Stade de France. Cela comprend la création d'un périmètre de sécurité à l'extérieur de l'enceinte. « Il y a sept points de contrôle avec des stadiers et des forces de police armées placées à proximité ». Les spectateurs devront ouvrir leurs manteaux et leurs sacs avant de se rapprocher davantage du stade, le but étant, bien entendu, d'éviter ce qui s'est produit de 13 novembre. « L'idée c'est d'avoir quelqu'un d'armé à proximité dès qu'il y a une interaction entre les stadiers et les spectateurs », précise Monsieur Simonin. Impossible donc de passer outre ces points de contrôle. En tout, près de 300 policiers devraient être déployés, contre une centaine habituellement.

Autre potentiel point de faiblesse, les parkings. Ils vont être surveillés de près, notamment les parkings P0 et P1, situés juste en dessous de l'enceinte. « Nous vérifierons les coffres de toutes les voitures et pour les véhicules qui stationneront dans les parkings P0 et P1, nous ferons descendre tous les passagers. Il y aura également des chiens pour les contrôles ».

Ce dispositif devrait rester inchangé pour toutes les rencontres du Tournoi des Six nations qui se joueront au Stade de France : l'Italie ce samedi, l'Irlande le 13 février et le crunch face à l'Angleterre le 19 mars. C'est aussi une répétition avant l'Euro 2016.