Ma première semaine dans un camp muay thaï en Thaïlande

Bampara est arrivé à Krabi, dans le sud de la Thaïlande, pour passer un mois à l'Emerald Gym, un camp muay thaï.

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août 18 2016, 10:30am

Chez VICE Sports, on s'intéresse, aussi et surtout, aux anonymes qui pratiquent leur sport avec passion. Tout au long du mois d'août, Bampara nous fait vivre son périple en Thaïlande, à Krabi, dans un camp muay thaï.

« Durant le voyage, j'étais tout excité et pressé d'arriver à Krabi pour effectuer mes premiers entraînements. Mon coach m'avait conseillé de m'accorder deux jours pour m'acclimater au décalage horaire et à la chaleur, mais j'étais tellement impatient de commencer que j'ai enchaîné directement, dès le lendemain de mon arrivée. Je ne pouvais pas attendre plus, c'était impossible.

Le camp est comme je l'avais imaginé, il y a tout pour progresser et Wilfried Montagne, le boss, m'a super bien accueilli. Les gens sont ouverts, souriants, ils t'accordent de leur temps pour t'expliquer les choses et faciliter ton intégration. Ici, l'ambiance est cool et on travaille bien. Je suis arrivé le dimanche et dans la nuit, trop excité, je n'ai pas réussi à dormir. Du coup, pour mon tout premier entraînement j'ai fait nuit blanche.

L'Emerald Gym à Krabi.

A Krabi, il y a deux entraînements quotidiens : le premier débute à 7h30 par une grosse séance de footing de 8 à 12 km, dans les rues de la ville. On enchaîne ensuite par du travail technique avec un sparring ou par du renforcement musculaire avant de faire 20 minutes de muay pam, c'est-à-dire du corps à corps. Le premier entraînement se termine à 10 heures par 500 abdos et 200 genoux. La seconde session commence à 16 heures par un échauffement, on fait ensuite plusieurs rounds au sac, puis un autre, très intense, au pao (bouclier de frappe, ndlr) pour terminer par 20 minutes de muay pam. Dans le camp, on travaille particulièrement l'anglaise, le corps à corps et les coudes qu'ils utilisent beaucoup. Là encore, la séance s'achève par des genoux, des abdos et des pompes. Les deux coaches thaïlandais ne laissent rien au hasard. Ils me montrent comment faire et me recadrent dès que je fais mal un geste.

Pour ma première sortie, je me suis donné à 300%, le lendemain j'étais cuit. Il m'a quand même fallu deux ou trois jours avant de me sentir vraiment bien. Il a fallu que je m'adapte à cette chaleur écrasante et acquérir de bons réflexes, au niveau de l'hydratation notamment, cela demande un minimum de temps.

Je sens déjà que je progresse, notamment au niveau du cardio et de l'endurance musculaire. En même temps c'est normal puisque mes journées se résument à manger, m'entraîner et dormir.

Bampara, le deuxième en partant de la gauche, entouré d'un autre combattant étranger et des deux coaches thaïlandais.

Dans le fond, en Thaïlande, les entraînements sont aussi difficiles et intenses qu'en France. La seule différence c'est qu'ici je m'entraîne deux fois par jour. Je ne fait que penser muay thaï, tu es là uniquement pour t'entraîner, alors que chez moi, il y a les cours, boulots, et bien d'autres choses, qui te parasitent.

Je n'aurais pas pu trouver un meilleur environnement pour m'entraîner et préparer mes deux prochains combats : le Super Fight 4 d'Eric Konako début octobre et le gala d'Issy-les-Moulineaux du 19 novembre. Tous les combattants poussent dans le même sens. Je me suis tout de suite senti chez moi, on partage tous la même passion.

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Je dois vous avouer qu'en Thaïlande la bouffe est incroyable et saine : je mange beaucoup de légumes, des crudités, du poulet et bien entendu beaucoup de riz. Je me juste fait avoir par le piment qui m'a explosé la bouche deux ou trois fois. Une alimentation moins grasse qui, bien sûr, me permet d'être plus efficace lors des entraînements.

Je suis en Thaïlande pour remplir les objectifs que je me suis fixé avant mon départ. J'aurais pu vous montrer les paysages paradisiaques qui m'entourent mais en toute franchise, je ne m'accorde pas de sorties touristiques. Je suis concentré sur l'objectif que je me suis fixé en partant en Thaïlande. »

Propos rapportés par Louis Dabir.